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Accro aux jeux vidéo ?

Entre nous >
publié le 25/01/2017

Mon enfant est accro aux jeux vidéo !

Nous sommes tous un jour confrontés à ce problème ou au moins à cette question. Souvent certains enfants se retrouvent à ne plus lâcher leur téléphone, leur tablette ou leur ordinateur. Pourtant nous parents, nous essayons de faire de notre mieux pour leur montrer autre chose que ces écrans (la preuve, nous faisons plein de sorties, vous en êtes témoins! ;) - Merci au passage). Seulement voilà, un jour, ce qui était à un moment qu'une petite distraction devient une passion, puis presque une addiction, cela devient infernal à la maison...

Au début, nous instaurons des règles, "tu fais tes devoirs et après oui, mais pas plus d'1/2h", puis la demie-heure devient 1h, puis 2h, puis... TROP! Alors on a tendance à sanctionner mais les règles, c'est bien connu, c'est très motivant de les transgresser... Bref, cela devient insupportable. Et puis, nous parents, nous savons ou enfin nous pensons savoir ce qui est bon pour nos enfants. Après tout, trop d'écrans, c'est pas bon, ça isole des autres et ça enferme parfois dans des mondes déconnectés de la réalité et du temps qui passe.

Alors voilà après plusieurs mois d'expérience, nous avons pas mal analysé le (notre) problème et puis nous avons lu, nous avons réfléchi et voilà quelques pistes que nous pouvons vous donner si vous vous retrouvez dans la même situation.

Arrêt brutal du jeu

Imaginez ce que cela fait lorsqu'on arrête brutalement un jeu vidéo (on / off). L'analogie c'est de se dire que vous êtes en train de faire un beau bricolage, de peindre ou autre chose que vous adorez et alors que vous avez travaillé à faire cela aussi bien que possible et que vous y avez passé des heures, on vous enlève votre création d'un coup. Frustrant, n'est-ce pas? Arrangez vous pour le prévenir 1/4h à 1/2h à l'avance pour qu'il arrête à la fin de sa partie. Et apprenez à être patients, quand on est devant un jeu, on ne se rend pas compte du temps qui passe mais on sait quand la partie est finie.

Intéressez-vous à son monde

Jouez aux jeux vidéo de votre enfant : Oui, comment pouvez-vous parler de quelque chose que vous ne connaissez pas? Comment instaurer un dialogue pour amener votre enfant à voir tous les aspects (bons ou mauvais) de ses jeux sans partager avec lui un minimum de son monde? Et jouez avec lui à ses jeux de temps en temps mais pas tout le temps, c'est son monde. C'est la meilleure façon de pouvoir comprendre ce qu'il fait et comment.

Evitez de dénigrer sa passion

Les petites phrases : "Encore en train de jouer sur ton ordi? Qu'est-ce que tu peux perdre ton temps sur ce truc ?  T'as rien de mieux à faire ?" ... à bannir !
Tentez une approche en proposant une autre activité, et même en l'organisant à l'avance pour pas que cela ne soit compris comme une contrainte car finalement quand votre enfant joue aux jeux vidéo, c'est souvent parce qu'il est seul et cherche à s'occuper, surtout si c'est une passion. C'est toujours plus marrant de jouer à un jeu (avec éventuellement ses copains en ligne) que de poireauter inactif devant la TV.

Le nombre d'heures passées n'est pas synonyme d'addiction

On se pose souvent cette question, 3h aujourd'hui, 2h hier, ca semble quand même beaucoup ?!? Il doit être addict. En fait, je vous ramène à vous-même, combien de temps passez-vous devant votre smartphone, devant la tv à regarder des supers reportages bien documentés (je rigole! je parle de votre série préférée) ? Et bien, quand on se regarde, on comprend mieux qu'on peut aussi s'en passer. Bien sûr à un moment donné, y'a un cap mais ce n'est pas parce qu'on a passé 12h devant la TV un week-end pluvieux qu'on est accro à la TV. Les jeux vidéos, c'est pareil...

Et qu'il y a-t-il d'autre dans sa vie?

Et puis si votre enfant a toujours un cercle d'amis (même sur les jeux de l'ordi) , qu'il a une autre passion (foot, hand, dessin, ...) et qu'il vous parle toujours alors pas d'inquiètude... Tout va bien !

Si par contre, il ne vient plus manger, il ne vous parle plus, ne se couche plus ou se relève la nuit pour jouer. Là, il faudra certainement essayer de trouver de l'aide...

Les jeux vidéos ont du bon ! si !

Hé oui, les jeux vidéos ont du bon car ils permettent de développer certains aspects :

- les joueurs développent des capacités visuelles avec une zone d'attention plus large et ils peuvent analyser des images plus complexes.

- les jeux permettent de destresser car en effet on se focalise sur notre personnage ce qui permet de passer à autre chose que l'objet de notre stress

- les jeux permettent maintenant de jouer à plusieurs et de communiquer. Avant on jouait dans sa cave, on ne communiquait pas. Maintenant on doit avoir une équipe, il faut s'organiser et jouer ensemble et/ou comprendre son adversaire.

- les jeux aident à réagir dans des situations complexes. Les jeux simulent des environnements avec de nombreuses variables et notre esprit s'habitue à gérer des situations difficiles. Par conséquent on réagit mieux face à l'imprévu.

- les jeux stimulent l'imagination : les joueurs peuvent être amener à créer des mondes et partager avec les autres leurs idées...

Et ce n'est pas fini, la liste est longue... De nombreuses études existent à ce sujet.

Bref, on déculpabilise, on se détend !

Ceci n'est qu'une expression de l'analyse de parents non spécialistes du sujet (un peu quand même par notre expérience) mais ce qu'il faut retenir, c'est que sans laisser une liberté totale sans contrôle et sans règles, il faut relativiser et se détendre vis à vis de cette soit-disant addiction... Notre erreur a peut-être été de ne pas nous intéresser au jeu vidéo en lui-même pour pouvoir comprendre, et de réprimander trop vite... Cela provoque l'effet inverse de l'effet escompté !

Il faut trouver le juste milieu, c'est le plus dur. Il ne faut pas oublier que nos enfants ont en réalité bien d'autres activités : l'école, les devoirs, le sport à l'école, et les activités extra-scolaires, les sorties en famille, ils ont déjà des semaines assez chargées. Expliquons les règles et essayons de leur faire confiance tout en gardant un oeil bienveillant de parents.